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à propos de l'aquarelle chinoise Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Quelques notions de base

 " Ce qui caractérise la peinture chinoise au point de la rendre unique en son genre, c'est qu'elle dérive de la calligraphie, c'est-à-dire de l'écriture ... Les tracés de l'écriture chinoise obéissent à un système de normes, chaque mot est un caractère carré composé non pas de lettres mais de traits variés.... L'art de la peinture est né de la réutilisation des mêmes traits de pinceau. La peinture chinoise est donc une réécriture d'écriture, une écriture au second degré". (Léon Vandermeersch dans l'introduction du livre de M et Mme Li  "Petit traité de Peinture chinoise" édité chez LTA).

Traditionnellement il existe trois catégories de peintures: personnages, montagnes et eaux, fleurs et oiseaux et deux styles pour les peindre: le style minutieux ( gongbi ) qui consiste à tracer avec soin les contours et apposer  la couleur avec des touches dégradées entre ces contours et le style libre ( xieyi ) où le pinceau est le prolongement de la main,  du bras, de l'esprit ce qui explique que le mouvement est à la fois spontané et le reflet de l'âme. C'est cette technique que je préfère mais il n'y a pas de repentir. Il est donc très important de réfléchir à sa composition, de se préparer mentalement. Lorsque je suis énervée, contrariée je ne fais rien de bon. La seule façon de se décontracter est de faire de la caligraphie jusqu'à ce que le corps et l'esprit se calment, on peut alors commencer à peindre. Une autre manière de retrouver la paix intérieure consiste à faire tenir un oeuf cru debout sur sa pointe. Pas facile mais très efficace !

Ce qui me plait peut-être le plus dans la peinture libre, c'est qu'on n'a pas besoin de modèle. Une fois qu'on a appris la technique de base pour peindre une fleur, par exemple, ou une montagne, on peut laisser libre cours à son imagination et créér son propre tableau, choisir sa composition. On l'a dans sa tête ! C'est probablement ce qui épate le plus mes amis. Je peux peindre une pivoine sans l'avoir devant les yeux. Je peux créer mon propre paysage d'après des souvenirs sans photo devant moi.

Dans la peinture libre il n'y a donc pas de dessin préalable. La difficulté pour les débutants est d'apprendre à remplir son pinceau en dégradé car on ne remonte pas la couleur. Un pétale de fleur est fait d'un seul coup de pinceau, celui-ci contient jusqu'à cinq ou six dégradés de la même teinte. On commence par un jus très clair qui remplit 90% du pinceau puis on continue par une teinte un peu moins aqueuse sur 70% ainsi de suite jusqu'à la pointe avec laquelle on prend de la couleur très pure avec éventuellement une tête d'épingle d'encre de chine. L'autre difficulté est d'estimer la quantité d'eau à garder dans son pinceau, trop d'eau et c'est délavé, trop peu cela ne diffuse pas et le dégradé n'est pas fondu. C'est à force d'exercices et d'observations que petit à petit l'on trouve la solution.

 Il existe plusieurs types de pinceaux ( voir galerie matériel ) selon ce qu'on veut peindre. Les pinceaux blancs en chèvre sont plus destinés aux fleurs et feuilles, les pinceaux un peu plus durs en poils de blaireau ou cochon ou loup pour les paysages. La taille importe selon que la fleur est grande ou petite. On peut peindre petit avec la pointe d'un grand pinceau mais on ne peut pas peindre une feuille de lotus avec un petit pinceau. L'encre noire est obtenue à partir du noir de fumée de pin, les couleurs sont végétales ou minérales et indélébiles. Quant au papier dit "de riz", il est fabriqué avec  la paille du bambou, du chanvre et du riz et diffuse plus ou moins selon sa fabrication.

Dernière difficulté et pas des moindres de l'aquarelle chinoise: le marouflage ! ( voir dans galerie marouflage ) la peinture, une fois terminée et bien sèche, est assez terne, le papier un peu froissé. Pour consolider le papier et retrouver l'éclat des couleurs humides il faut maroufler. On étale de la colle très liquide sur l'envers de sa peinture avant de coller un nouveau papier de même sorte mais un peu plus grand. Puis on encolle le bord de ce nouveau papier pour  coller le tout sur une planche en stratifié où l'oeuvre va sécher quelques jours en se tendant. Ce procédé permet de faire ressortir les couleurs et d'avoir une peinture encadrable. La difficulté provient de la fragilité du papier lorsqu'il est mouillé par la colle liquide. Il a envie de se tordre,se déchirer, faire des plis, d'autant plus que le format est grand. Ces aléas sont difficilement réparables et plus d'une oeuvre s'est retrouvée à la poubelle ! Maroufler est un vrai métier qui existe en Chine mais malheureusement pas en France, du moins pas à ma connaissance.

 
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